11 juin 2024

Entremet vanille/coco/gianduja

Mon niveau de satisfaction : 5/5.
10-12 parts.

Ingrédients

Ou recalculer les ingrédients

Réalisation

Il faudra un cercle à entremet réglable qui peut aller au four. L'entremet fera dans l'idéal 22 cm diamètre pour une hauteur de 5 à 6 cm.

Suivre la recette du crémeux vanille.

Suivre la recette du rocher coco, version tout en bas pour les entremets, avec le cercle à entremet réglé sur 22 cm.

Retirer le cercle. Si besoin passer avec une corne autour pour le décoller.
Le placer sur le rocher coco et le réduire de sorte à ce qu'il reste 1 à 2 cm de rocher coco tout autour.
Appuyer fermement pour découper.

Transférer le rocher coco directement dans le plat qui servira à servir l'entremet.

Mélanger le rhum et l'eau.
Imbiber le rocher coco avec une cuillère et de manière uniforme. S'arrêter dès que le rocher est humide en dessous. On y va donc progressivement.


Laver le cercle, le réajuster à 22 cm et le placer autour du rocher coco de sorte à ce qu'il y ait un espace de 1 à 2 cm tout autour.
C'est important que le crémeux s'y engoufre sinon on ne pourra pas coller le Gianduja jusqu'en bas de l'entremet.

Dérouler un long morceau de film alimentaire pour faire le tour du cercle et l'étanchéifier parfaitement. Bien coller le film avec les doigts pour ne laisser aucun passage.

Avant de couler le crémeux par dessus, s'assurer qu'il ait un peu commencé à figer. A moins que vous n'ayez 100 % confiance dans l'étanchéité faite juste avant.
On peut le laisser au réfrigérateur et venir le remuer de temps en temps, ou au congélateur pour aller plus vite mais il faudra le remuer toutes les 5 minutes.
Quoiqu'il en soit, il ne faudra pas non plus trop le laisser figer pour qu'il se lisse seul en le versant dans le cercle.

Couler le crémeux dans le cercle.

Faire prendre une nuit au froid.

Le lendemain, râper le Gianduja avec une râpe type râpe à fromage.

Passer un couteau fin tout autour de l'entremet figé et retirer délicatement le cercle.

Semer le Gianduja râpé sur le dessus de l'entremet et appuyer légèrement pour qu'il tienne mieux. On ne doit presque pas voir le crémeux.
Pour le tour de l'entremet, on peut placer du Gianduja râpé en petits tas tout autour et délicatement le remonter en le plaquant, avec une spatule par exemple ou les mains.
Souffler l'excédant.

06 juin 2024

Crémeux (à partir d'infusion)

Ingrédients

Mon niveau de satisfaction : 5/5.
Pour 477 g de crémeux environ.

Ou recalculer les ingrédients

Avant-propos

Un crémeux est une crème soyeuse souvent utilisée pour les entremets en insert.
Cette recette vaut pour tous les crémeux qui peuvent se faire à partir d'une infusion : vanille, thé, café, plantes, fleurs...
Il y a plusieurs façon d'obtenir cette texture. J'ai choisis de partir sur une base de crème anglaise.
Le protocole est le même mais :

  • Sans la vanille (sauf si crémeux à la vanille)
  • Quantité de jaune d'oeuf augmentée
  • Lait remplacé par crème 30 % ou 35 %
  • Et à la fin ajout de la gélatine

Réalisation

Pour un crémeux au café : faire bouillir gentiment la crème avec les grains de café pendant 20 min puis filtrer les grains avec une passeoire.
Pour un crémeux à la vanille : suivre le protocole d'infusion de la vanille.

Une partie de la crème a pu s'évaporer donc réajuster, en complétant avec de l'eau, pour en avoir toujours 345 ml.

Si vous êtes habitués et faites la crème anglaise en moins de 30 minutes : suivre le protocole de préparation des feuilles de gélatine maintenant. Sinon, vers la fin de la réalisation de la crème anglaise.

Suivre la recette de la crème anglaise en démarrant directement à l'étape de blanchiment des jaunes avec le sucre.

Directement après la recette de crème anglaise, sans faire refroidir comme indiqué à la fin, suivre le protocole d'incorporation des feuilles de gélatine.

Laisser revenir à température ambiante. Si besoin d'aller plus vite : astuce ici.
Puis laisser gélifier au moins une nuit au réfrigérateur si vous consommez la crème seule. Sinon, continuer à suivre la recette qui vous a amené ici.

Refroidir une préparation plus vite

*Lire la note de lecture sur les articles techniques si ce n'est pas fait.

Avant-propos

On n'a pas toujours le temps ou l'envie d'attendre le refroidissement d'une préparation. Je vous propose ici quelques techniques que j'utilise pour aller plus vite. Plus vous combinerez de technique, plus vous irez vite.

Mise en bac

Dès que la préparation est terminée, elle peut être versée dans un grand bac, un grand plat, un grand moule...etc
Plus le bac est un bon conducteur thermique, comme l'inox, le fer, plus le refroidissement sera rapide. Le silicone sera moins efficace.
Plus le bac est grand, plus le refroidissement sera rapide aussi car la surface en contact et donc d'échange thermique avec l'extérieur sera grand.

Attention à la manipualtion du bac pour éviter de renverser la préparation.

Eau froide

La casserole, ou même le bac, peut être plongé dans l'eau froide, dans l'évier ou dans un récipient plus grand.
Le contact avec l'eau, qui plus est froide, est plus efficace que le contact avec l'air ambiant pour refroidir.
On peut renouveler l'eau dès qu'elle n'est plus assez froide et aussi ajouter des glaçons dans l'eau.

Congélateur

Je réserve toujours une étagère libre dans mon congélateur pour ce besoin. La casserole, ou même le bac, peut être mis dans le congélateur.
La température de la préparation doit être à température ambiante ou presque avant d'employer cette technique pour éviter aux aliments autour de subir une baisse de température soudaine.
Il faudra minuter à intervalle de 5 minutes pour à chaque fois bien racler la préparation sur les bords, lui éviter de geler et la mélanger pour homogénéiser le refroidissement.
Technique à ne pas utiliser pour la préparation de glace car des cristaux pourraient se former avant turbinage et rendre la glace plus dure.

Ce que je fais habituellement

Quand j'ai le temps ou que la recette demande un repos assez long, je laisse faire et j'attends que la préparation soit à température ambiante avant de la mettre au réfrigérateur.
Sinon :

  1. Mise en bac
  2. Si pressé : bac dans l'eau froide dans l'évier. Mais je n'utilise pas de glaçon, c'est trop de logistique.
  3. Si encore plus pressé : ensuite je mets le bac au congélateur. Sinon il part au réfrigérateur.

Infuser la vanille

*Lire la note de lecture sur les articles techniques si ce n'est pas fait.

Avant-propos

Dans la plupart des recettes de ce blog, l'infusion se fait dans le lait ou la crème. Mais c'est la même chose avec d'autres liquides. Suivez les indications dans la recette.
Pour bien extraire les arômes de la vanille, il semblerait qu'une infusion à 80 °C pendant 30 minutes soit la meilleure solution.

Matériel

Protocole

Préparer la vanille et jeter dans le liquide.

Monter à 80 °C, à feu doux pour éviter d'accrocher au fond de la casserole, puis stabiliser à cette température pour 30 minutes, avec un couvercle pour limiter l'évaporation. Contrôler régulièrement la température.

Racler et essorer la vanille au-dessus du liquide pour en extraire le maximum. Ici on voit quelques tâches brunes qui sont les gouttes gorgées d'arômes tombées lors de l'essorage. Ensuite c'est la recette qui dira s'il faut garder l'écorce de la vanille ou pas.

30 mai 2024

Portokalopita (Gâteau Grec à l'orange)

Mon niveau de satisfaction : 5/5.
6-8 parts.

Ingrédients

  • 200 g de pâte filo (ou phyllo)
  • Sirop
    • 170 g de jus d'orange de table frais
    • 230 g de sucre en poudre blanc
    • 230 g d'eau
    • 5 g d'eau de fleur d'oranger (à défaut 7 g d'arôme fleur d'oranger Vahiné)
  • Préparation
    • 360 g de chair d'orange de table
    • 12 g de zeste d'orange de table
    • 120 g d'huile d'arachide
    • 80 g de sucre en poudre blanc
    • 100 g d'œufs
    • 100 g de yaourt à la Grec nature
    • 0,40 g de cannelle en poudre
  • Dressage
    • 300 g de yaourt à la Grec nature
    • Zeste d'un citron vert

Ou recalculer les ingrédients

C'est quoi pour moi un bon Portokalopita ?

Après en avoir goûté quelques uns faits par des Grecs, j'ai mon idée sur la question.
Voilà comment je définirais un Portokalopita parfait :

  • Le goût : orange très marqué. Pas trop sucré car beaucoup sont écoeurants. Pas d'amertume.
  • La couleur : jaune/orangée, et bien doré sur le dessus.
  • La texture : moelleuse, gorgée d'humidité, les couches de filo sont nettement visibles et espacées. L'humidité est bien contenue, ça dégorge un peu quand on coupe avec la cuillère mais ne coule pas quand la part attend d'être mangée.
Voilà à quoi ça pourrait ressembler :

Le goût

Le choix des oranges est important :

  • Orange de table plutôt qu'orange à jus, même pour le sirop. Les oranges à jus sont souvent plus acide et moins aromatique.
  • Elles doivent être mûres pour être aromatiques et pas trop acide. Les oranges mûres sont souples à la pression, mais pas trop sinon elles ont peut-être commencé à fermenter.
  • De préférence BIO ou sans traitement après récolte. A défaut, brosser abondamment sous l'eau pour éliminer un maximum de produit.
On utilisera que le zeste et la chair pour le goût. L'albedo (partie blanche) est éliminée pour éviter toute amertume.
Aussi j'aime ajouter un léger goût floral, très subtil, pour compléter la palette aromatique. D'où la présence d'eau de fleur d'oranger. Le terme est important, ce n'est pas un arôme qui rappelle la fleur d'oranger mais n'est pas réellement de la fleur d'oranger, c'est une distillation d'en général 1l d’eau pour 1 kg de véritables fleurs d'orangers.

Eviter la sensation d'excès de sucre

Sur ce gâteau ce n'est pas uniquement la quantité de sucre utilisé qui donne cette sensation mais plus l'incapacité du gâteau à absorber le sirop. Le contact sirop-papilles est alors plus important. C'est donc essentiellement sur la capacité à absorber le sirop, donc le moelleux, qu'il faut travailler. On y parvient en faisant mousser les oeufs et en s'appliquant pour combiner la filo avec la préparation sans comprimer.

Ce qui me semble ne pas être de bonnes idées

Cherchant les bonnes façons de faire, j'ai trouvé pas mal de choses qui ne me semble pas être de bonnes idées :

  • Faire sécher la pâte filo au four en basse température ou à température ambiante puis l'émietter.
    Lors du mélange avec la préparation les miettes se brisent en morceaux encore plus petit. On ne retrouve pas les couches de filo après cuisson, le gâteau est compact, peu de moelleux, et s'imbibe donc mal.
  • Une trop grosse proportion de filo.
    Pour un gâteau de cette taille on retrouve en général une quantité de filo de 250 g. Mais je le trouve plus dense, moins moelleux et s'imbibe moins bien.
  • Attendre longtemps que ça s'imbibe.
    Alors, oui, rien ne presse. Mais à mon sens il y a surtout un problème avec la recette si le sirop n'est pas rapidement absorbé. Le gâteau est surement trop dense. Si c'est bien moelleux, la totalité du sirop est absorbé en 15 minutes maximum.
  • Usage de levure chimique.
    Pourquoi faire ? Ajouter de la levure dans cette recette ne change strictement rien. La levure se dose en fonction de la quantité de farine dans un gâteau, c'est qu'il doit bien y avoir une raison. Il n'y a pas de farine dans le Portokalopita. Vous me direz il y en a dans la filo. Oui. Mais cette farine est censée rester dans la filo si on veut voir les feuilles après cuisson et pas se mélanger avec la préparation. La levure, qui ne va donc pas vraiment pénétrer dans la filo n'aura aucune utilité dans la préparation. Elle va relâcher un peu de gaz en cuisson, mais qui va s'échapper car la préparation n'a pas de farine et ne durcie pas assez en cuisson pour contenir le gaz. Je pense que la levure dans le Portokalopita ne sert à rien, même si les Grecs semblent en mettre.
  • Faire bouillir les oranges entières pour enlever l'amertume de l'albédo.
    Je trouve que ça ne fait pas le travail complètement. Je préfère ne pas mettre l'albédo du tout.
  • Huiler le moule.
    Assez absurde pour un gâteau aussi humide. Je le cuits dans un moule en inox. Il suffit de couper les parts dans le moule et de les soulever avec une spatule. D'ailleurs, si le gâteau est réussit, il ne se prêtera pas au démoulage car son humidité et sa répartition en couche le rende fragile au retournement.

Réalisation du sirop

C'est la première chose à faire car il doit refroidir un maximum avant d'être versé sur le gâteau à la fin de la recette.
Il paraît que si la différence de température entre le gâteau et le sirop n'est pas assez grande, l'imbibage ne se fait pas correctement. Mais je n'ai pas encore testé de faire avec un sirop chaud.
Presser des oranges de table pour obtenir les 170 g de jus d'orange. On pèsera le jus dans une casserole à fond épais. Tarer. Peser le sucre. Tarer. Peser l'eau.
A feu moyen et en remuant une fois de temps en temps monter le sirop à ébullition.
Laisser bouillir gentiment pendant 10 minutes sans couvercle. Ceci est indicatif. Il faut à la fin se retrouver avec 77 % du poids de départ. Soit 485 g. Pesez de temps en temps pour contrôler. Si moins, on peut re-compléter avec de l'eau pour atteindre à nouveau 485 g et éviter un sirop trop épais.

Verser dans un plat pour qu'il refroidisse vite.
Une fois tiédi, après la réalisation de la préparation, on ajoutera l'eau de fleur d'oranger et on le mettra au froid.

Réalisation de la préparation

Zester des oranges de table pour obtenir les 12 g. On pèsera les zestes dans une casserole à fond épais.
Peler les oranges de table à la main ou au couteau, couper en gros dés et retirer les pépins.

Tarer pour peser le poids de chair d'orange de table à ajouter dans la casserole.
Faire compoter la chair et les zestes d'orange jusqu'à ce qu'il en reste plus que 62 % (poids chair + zeste = 372 g -> 372 x 0,62 = 230 g). Il suffit de verser régulièrement le contenu de la casserole dans un récipient sur la balance pour savoir quand c'est bon. Le compotage concentre le goût d'orange par évaporation d'eau. Pour aider, écraser de temps en temps les morceaux avec la cuillère en bois.
Vous avez trop fait compoter et il reste moins de 230 g ? Si c'est quelques grammes, ce n'est pas grave. S'il en manque plus, complétez avec de l'eau pour atteindre à nouveau 230 g.
Peser la cannelle avec une balance de précision. C'est important sinon le Portokalopita n'aura jamais 2 fois le même goût.
Mixer finement, donc longuement, la compotée avec l'huile et la cannelle.
Au début du mixage, la préparation s'éclaircit. Vous devez continuer jusqu'à ce qu'elle commence à reprendre des couleurs.
Le résultat doit être bien lisse, sinon continuer à mixer.


Laisser revenir à température ambiante avant d'ajouter le yaourt.
Fouetter pour combiner.

Avec un fouet électrique, faire mousser oeufs avec le sucre. Ici on ne va pas chercher à battre jusqu'à ce que ça soit ferme. Et ce n'est de toute façon pas possible car nous mélangeons des oeufs entiers. Il nous faut juste une consistance mousseuse.
Combiner avec le fouet la préparation mousseuse et la préparation mixée. Juste ce qu'il faut pour que ce soit homogène, pas plus.
Ajouter l'eau de fleur d'oranger au sirop et le mettre au froid.

Réalisation du gâteau

Préchauffer le four en chaleur tournante à 160°C.
Peser la pâte filo. Il est important de ne pas se fier aux indications sur le paquet. Par expérience j'en ai souvent 25 g en trop.
A partir de ce moment là, il ne faut pas marquer de trop longues pauses lors de la recette car la pâte filo pourrait sécher et devenir cassante.
Nous voici au moment délicat et un peu guerrier de la recette : combiner la filo avec notre préparation. A faire avec les mains.
La règle d'or c'est d'utiliser une technique qui permet à la fois de répartir au mieux la filo dans la préparation en compactant le moins possible le mélange.
Ma stratégie c'est de poser les feuilles de filo sur de la préparation, de les plier en accordéon et ce sur 2 niveaux. Le tout directement dans le moule.
Il faut un moule qui fait à peu près la largeur des feuilles de filo. Sinon il faudra surement faire du découpage et il y aura plus de travail.
Pour faire 2 niveaux, la surface idéale du moule est d'environ 450 cm2, il ne faut pas trop s'en éloigner sinon le gâteau pourrait être trop épais (besoin de faire 3 niveaux) ou trop fin (un seul niveau possible). Le mien fait 30 cm x 15 cm = 450 cm2.
Au début, je met un peu de préparation dans le fond du moule.

Je pose une première feuille dessus. Et je la plie en accordéon en prenant soin d'emprisonner de la préparation dans les plis mais pas trop non plus. Le tout délicatement pour éviter de déchirer la filo.
Je continue avec une autre feuille et ainsi de suite en remettant de la préparation à chaque fois que c'est nécessaire et dans un espace qui se réduit de feuille en feuille.
La moitié des feuilles pour faire une première couche, l'autre moitié pour faire une deuxième couche. Pour un résultat final proche de ça : Quand le four est chaud, enfourner pour 40 minutes.
La cuisson est terminée quand le gâteau est bien gonflé, bien doré sur le dessus et que le couteau ressort propre.


Piquer à la fourchette avec un mouvement vif pour percer sans écraser et aroser de sirop froid en 2 fois.
Couvrir et conserver une nuit au froid.
Pocher un peu de yaourt Grec dessus et parsemer de zeste de citron vert seulement avant de servir. Sinon le yaourt aura le temps de rendre de l'eau.

09 février 2024

Salade de perle

Ingrédients

12 parts en entrée
  • 500 g de pâtes perle
  • 200 g de saumon fumé
  • 80 g d'oeuf de truite ou saumon
  • 330 g de surimi
  • Ciboulette (quantité selon préférences)
  • Une mayonnaise avec 2 jaunes d'oeufs (donc 400 ml d'huile)
  • 25 cl de crème fraîche épaisse 30 %
  • Le jus d'1 citron
  • Sel/poivre

Ou recalculer les ingrédients

+ ciboulette, sel/poivre.

Avant-propos

Ici je vous mets les proportions que j'utilise mais on peut les modifier pour des raisons de coût ou de goût.
- Une partie du saumon fumé peut être remplacée par d'avantage de surimi.
- Souvent les boites d'oeufs de poisson font environ 80 g. Si vous faites moins de salade et que vous ne savez pas quoi faire du reste, vous pouvez tout mettre dans la salade. Jusqu'à une certaine limite bien sûr car c'est très salé. Si vous ne faites qu'une part de salade il va de soit que vous ne pourrez pas mettre le pot entier.
Autre point, il est important de choisir une crème 30 % qui a de la consistance et permet de ne pas avoir une sauce trop liquide.
Enfin, si votre budget le permet, c'est intéressant aussi d'y ajouter du citron caviar.

Réalisation

Faire la mayonnaise.
Y ajouter la crème, le jus de citron, la ciboulette et fouetter. Ajuster en sel et poivre.


Découper en très petits morceaux le surimi et le saumon fumé.

Cuire les pâtes selon indication sur le paquet. Attention : il faut une belle marmite pour faire cuire les 500 g.
Il est important de goûter si l'eau est suffisamment salée avant d'y verser les pâtes. Sinon la salade sera fade et difficile à ajuster en sel à la fin. L'eau ne doit pas non plus être trop salée.

Egoutter et rincer abondamment à l'eau froide pour stopper la cuisson et éviter aux pâtes de trop coller. Attention : il faut une passeoire à maille assez fine sinon galère assurée. Les perles vont se coincer dans les trous, empêcher l'égouttage et il faudra les décoincer une à une pour nettoyer la passoire.

Quand les pâtes sont bien égouttées et bien froides on les mélange avec le surimi, le saumon fumé et les oeufs de poisson, pendant un bon moment jusqu'à ce que ce soit bien homogène.

On y ajoute la sauce et on mélange à nouveau. Si l'eau des pâtes et la sauce ont été salées correctement, il ne devrait pas y avoir besoin d'ajouter du sel.

Réserver au froid quelques heures avant de servir.

06 février 2024

Pâte pour pâtes fraiches (et idées pour les accompagner)

Mon niveau de satisfaction : 5/5.

Ingrédients

Pour 2/3 personnes
  • 200 g de semoule de blé dur extra fine
  • 100 g d'œufs battus (2 environ)
Pour faire simple : 2 fois moins d'oeuf que de semoule.

Ou recalculer les ingrédients

A quoi ça ressemble des vraies pâtes maison ?

En bouche

Quand vous les mâchez elles sont très élastiques, avec beaucoup de mache. C'est grâce à la semoule de blé dur très riche en gluten. C'est ce qu'on retrouve comme ingrédient dans les pâtes du commerce.
Elles ne sont pas pâteuses comme les pâtes farine+oeufs qu'on voit partout. La farine est faite avec du blé tendre moins riche en gluten.

La pâte

Elle est beaucoup plus dure qu'une pâte à la farine.
Mais l'avantage c'est qu'elle ne colle pas du tout, même après une longue manipulation.
Jamais besoin de fleurer et, dans le cas où on fait des lasagnes ou des tagliatelles sans machine, donc au rouleau, on peut appuyer autant qu'on veut sans craintes. De toute façon, il faut, sinon la pâte ne s'étale pas...
Attention à votre matériel. Vos machines, qu'elles soient mécaniques ou électriques, doivent être robustes. La fermeté de cette pâte peut mettre votre machine au rebut. Manivelle désaxée, moteur qui chauffe... Je suis tenté de dire : si le livre de recette fourni avec votre machine contient des recettes à base de semoule de blé dur, ça devrait passer, s'il ne contient que des recettes à base de farine, à vos risques et périls... Pour donner un ordre d'idée, j'ai un robot KitchenAid, et je ne lui confie que le façonnage des pâtes (Fusilli, Spaghetti...). J'ai tenté le pétrissage avec une fois et j'ai vite arrêté. Disons que je n'ai pas apprécié le bruit que faisait le robot... Donc je le fais toujours à la main.

On peut faire quoi avec cette recette ?

  • Tagliatelles
  • Ravioli
  • Lasagnes
  • Fusilli
  • Etc... Tout est possible !

Réalisation

1 - Casser les oeufs puis les peser.

2 - Calculer la quantité exacte de semoule de blé dur extra fine avec le calculateur plus haut.
3 - Ajouter la semoule.
4 - Mélanger grossièrement avec une fourchette ou cuillère en bois.
5 - Presser bien fort avec les mains jusqu'à ce que vous puissiez facilement former une boule.
6 - Pétrir plusieurs minutes à la main jusqu'à obtenir une pâte élastique. Appuyer avec le doigt, elle doit chercher à se reformer.
7 - Aplatir en une galette d'environ 3 cm d'épaisseur, filmer au contact et mettre au froid pendant minimum 1 H. Cette façon de mettre la pâte au froid garantit le même temps minimum au froid quelque soit la quantité préparée. Même épaisseur = même temps pour refroidir. La pâte peut rester au froid jusqu'au façonnage.

Façonnage

Pour des lasagnes, des tagliattes ou des raviolis

Pour abaisser la pâte :
- Soit au laminoir.
- Soit au rouleau. Etaler à 1 mm d'épaisseur. Ne pas hésiter à appuyer fort sur le rouleau. Entre 2 coups de rouleau au même endroit il faut décoller la pâte du plan de travail et la reposer sinon elle ne s'étale pas plus.
Dans les 2 cas, pas besoin de fleurer.
- Tagliatelles : utilisation d'un embout pour tagliatelles ou pour ceux qui n'en n'ont pas, découpe au couteau. Elles sont moins réglières mais tout aussi bonnes.
- Lasagne : couper au couteau pour agencer les morceaux dans le plat sans les superposer.
- Raviolis : je fuis les moules individuels. Je les trouve improductif au possible. Faire les raviolis un par un, quelle idée ! Mieux vaut acheter une plaque à raviolis en aluminium. On la graisse bien partout avec de l'huile puis on la farine. On enlève bien l'excédent de farine en retournant et en tapant le moule. On pose la pâte dessus, on garnit, on recouvre avec une autre pâte, puis on passe le rouleau bien fermement dessus, plusieurs fois pour souder et aussi pour bien découper les raviolis entre eux. On retourne et tout tombe.

Pour les autres (fusilli, spaghetti...etc)

- Avec une machine à pâte automatique.
- Ou avec des embouts spéciaux pour robot.
Dans les 2 cas, à vos risques et périls. La machine doit être sufisamment robuste pour supporter la fermeté de cette pâte.
Une fois façonnées, les pâtes peuvent attendre éparpillées sur un plan de travail ou dans un grand bac par exemple. Pas besoin d'ajouter de la farine ou de la semoule pour leur éviter de coller. L'essentiel c'est de ne pas les superposer.

Cuisson

Je ne peux pas vous donner un temps de cuisson. Il varie en fonction de l'épaisseur, du type de pâte, ou encore de l'efficacité de votre cuisinière.
Une règle : goûtez régulièrement ! Dès que ça vous plait, égouttez.
Les pâtes maison sont souvent plus épaisses que les pâtes faites en usine. Je met souvent 7-13 minutes pour cuire les miennes.
Compter 1 litre d'eau mini pour 100 g de pâte. De cette façon, l'amidon rejeté par les pâtes lors de la cuisson est plus dilué et les pâtes collent moins. Mais elles colleront toujours un peu. Donc après égouttage, mélanger avec de l'huile d'olive pour les enrober d'un film gras et éviter qu'elles collent trop. Le beurre fonctionne moins bien.
L'huile dans l'eau pendant la cuisson, ça ne sert à rien. L'huile et l'eau ne se mélangent pas, l'huile reste au-dessus.

Idées pour plat de pâte

C'est intéressant d'avoir 3 choses pour faire un plat de pâte :

  • De la mâche : viandes, poissons, légumes...etc
  • Une sauce
  • Un élément décoratif
Une liste d'idée au format mâche/sauce/déco :
  • Mélange de fruit de mer/Crème au vin blanc/Paprika et Persil
  • Saint jacques/Crème au vin blanc/Paprika et Persil
  • Saumon/Crème à l'aneth/Paprika et Aneth
  • Saumon/Crème à la ciboulette/Paprika et ciboulette
  • Saumon et épinard/Crème/Paprika et épinard cru
  • Saumon et champignon/Crème/Paprika
  • Crevettes/Crème de coco au curcuma/Paprika